Comme nous vous le révélions ce samedi, la préfecture s’apprête à publier un arrêté limitant l’ouverture de tous les bars morbihannais à minuit. Cette mesure, toujours en cours de définition, devrait être applicable aux alentours du 20 mai.
Fouilles des coffres…
Elle ne représente cependant qu’un pan de l’arsenal prévu par les autorités pour lutter contre l’alcoolisation des jeunes et les troubles à l’ordre public liés à la consommation d’alcool dans l’ensemble du département.
Selon nos informations, cette restriction d’ouverture des bars s’accompagnera de la mise en œuvre d’une réquisition du parquet permettant de fouiller les coffres des véhicules à la recherche d’alcool notamment. Cette mesure « classique », selon les sources judiciaires, est régulièrement mise en place. Elle sera donc réitérée dans les prochaines semaines. Dans un même temps, la police accentuera ses contrôles visant « ? mieux faire respecter » les arrêtés municipaux vannetais et Lorientais qui interdisent la consommation d’alcool sur la voie publique.
Limitation des terrasses…
Selon la municipalité vannetaise, une « réflexion est également menée sur l’implantation des terrasses ». D’après nos sources, plusieurs terrasses de la rue Saint-Patern, à Vannes, et de la place Jules Ferry, à Lorient, seront supprimées ou réduites.
La mise en place de « sas » à l’entrée des bars est également préconisée. Celle-ci permettrait de limiter les nuisances sonores des fumeurs qui effectuent un va et vient entre le bar et la voie publique. L’embauche d’un videur par débit de boisson serait aussi dans les cartons. La présence de ces sas et l’embauche d’un videur donneraient le droit « aux bars bien tenus » de disposer d’une dérogation. Il pourrait ainsi ouvrir jusqu’? 1 heure du matin dès juillet.
Grève de la faim...
Les autorités justifient tous ces projets par une "recrudescence sensible" du nombre de plaintes pour tapages et ivresses publiques manifestes (lire par ailleurs). Ces mesures entraînent une levée de boucliers des tenanciers morbihannais. A l’heure où nous écrivons ces lignes, une réunion se déroule entre la préfecture, la mairie de Vannes et l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie. Tous ses membres demandent l'abandon de ces projets. Pour marquer sa colère, Jean-François Sérazin, patron de l'Umih, menace même d’entamer une grève de la faim.
K.T.

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