C'est une reculade. Après 2 heures 20 de négociations entre les représentants de l'Union des métiers et des industries de l'hôtellerie (Umih) et le préfet du Morbihan, le représentant de l'Etat est revenu sur son projet d'arrêté prévoyant la fermeture de tous les bars morbihannais à minuit. Comme nous le révélions ce samedi, celui-ci devait entrer en vigueur fin du mai.
Fermeture à 1 h du matin
Un nouvel arrêté préfectoral sera bien rédigé. Celui-ci entrera en vigueur en octobre, à l'occasion de la rentrée universitaire. Les bars devront tous fermer à 1 h du matin. Une dérogation sera possible pour repousser l'horaire de fermeture de certains débits de boisson à 2 h du matin. Cette dérogation s'appuiera sur le respect d'une charte qui sera discutée entre la profession et la préfecture. Inclus dans le premier projet d'arrêté, les restaurants ne sont plus concernés par la nouvelle version.
Le président de l'Umih, Jean-François Sérazin, s'est félicité de ces négociations. "La position du préfet a quand même vachement avancé." Selon le restaurateur, les discussions n'ont pas été de tout repos. "Au début, chacun campait sur ses positions... Finalement on a abouti à un projet gagnant-gagnant" Jean-François Sérazin a annoncé qu'il arrêtait "bien sûr "sa grève de la faim.
"Le préfet nous demande de l'aide"
Les quelque 120 professionnels et sympathisants, présents cette après-midi pour soutenir les négociateurs, ont tous applaudi des deux mains. Toutefois, certains restent méfiants. "On nous parle de charte... de cahier des charges pour fermer vers 2 h du matin. Mais encore faudra-t-il voir les conditions !"
L'Umih, elle, a tenté de rassurer. "Entre ce matin et cette après-midi, il n'y a pas photo. Le résultat est l? ." Un membre du syndicat a également appelé au dialogue avec les services de l'Etat. "Le plus gros souci du préfet reste la soirée étudiante du jeudi. Il va falloir que l'on fasse des propositions pour mieux gérer ces soirées, à Vannes d'abord... et dans d'autres villes. Aujourd'hui, le préfet nous demande de l'aide.""Mais que pouvons-nous y faire à Les jeunes alcoolisés ne viennent pas chez nous et restent dans la rue", s'est étonné un patron de bar. Un autre tenancier a toutefois proposé une solution. "Pourquoi ne pas créer une association pour encadrer les jeunes qui boivent dehors ?"
3 réactions.
Des bandes de jeunes organisés, cagoulés qui hurlent la nuit dans notre ville si propre dans des états d'alcool avancés et qui empêchent les bons citoyens de dormir. Arrêtez de prendre les gens pour des c... Dans une commune il y a d'abord un maire et une municipalité dont c'est le rôle de gérer la vie de ces concitoyens, aussi quand dans une réunion de quartier suite à une question sur la dérive des jeunes le maire en personne vous répond que la paix sociale a ce prix on peux s'étonner de voir aujourd'hui les cafetier envoyés au bûcher!!! Chercher l'erreur: le préfet... le maire... c'est sûrement la faute des jeunes... allez à la machineâ?¦
Dalf
Plus sérieusement, l'état et ses services semblent perdu face à la gestion de la vie nocturne Morbihanaise qui n'est pour tant pas des plus compliquées.
Il n'y a pas de réels soucis à Vannes. Pas de bagarres. Quelques bruits... Où est le mal?
Sinon, sur l'idée de "créer une association pour encadrer les jeunes qui boivent dehors ?" Est-ce vraiment sérieux?
- Nos représentant imagine-t-il que les jeunes vont se regrouper en asso pour boire dehors? Il y aura maintenant, des clubs de foot, des clubs de lecture et des clubs de picole dans la rue le soir...
- En outre, est-ce à des bénévoles d'encadrer la consommation d'alcool des jeunes?
Est-on encore encrés à la réalité dans le 56, parce que là , ça devient effarent ...
En même temps, c'est tellement plus facile de demander à une asso de faire notre travail, et oui les bénévoles on ne les paie pas et ils sont motivés... (cf. le soutient dérisoire alloué à des associations locales pour un travail annuel ...)