À Vannes, le vendredi 03 septembre 2010, 00h45.
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Fait-divers
Un phénomène de bandes violentes apparaît dans le Morbihan
Depuis près de deux semaines, les gendarmes ont recensé plusieurs bagarres entre bandes de jeunes dans le Morbihan. Un phénomène pris au sérieux par les militaires. Plusieurs personnes ont été placées en garde-? -vue.

Lors des différentes fêtes de la musique dans le Morbihan, la gendarmerie a constaté nombre de bagarres entre bandes de jeunes dans plusieurs communes. A Saint-Nolff notamment, dans la nuit du 20 au 21 juin, des rixes avaient éclaté à l'issue de la fête de la musique (lire par ailleurs). Combien de bagarres ont eu lieu et où se sont-elles déroulées à Les militaires refusent de les "stigmatiser".

Dans la semaine qui a suivi ces événements autour des fêtes de la musique, des plaintes pour violences volontaires en réunion ont été déposées à la gendarmerie. Avant que ce phénomène de violences en bandes ne se répète à plusieurs reprises dans les nuits du 25 au 28 juin, "avec des jeunes gens armés de barres de fer", précisent les militaires.

Agressions, dégradations

A Carnac, Plouharnel et La Trinité-sur-Mer notamment. Un millier de lycéens se sont rassemblés ce samedi dans le secteur pour fêter la fin du bac. En marge de cette soirée, plus de 40 jeunes venus tout droit des quatre coins du département se sont également donnés rendez-vous sur la côte carnacoise et sur la commune de Plouharnel. "Ce groupe de jeunes voulait clairement en découdre avec d'autres", explique la gendarmerie.

Ces derniers s'en sont pris aux toilettes publiques qu'ils ont dégradés, rapporte les gendarmes. Circulant en voiture, un ou plusieurs groupes s'en sont pris aussi à d'autres jeunes qui se promenaient le long des routes. Une trentaine de gendarmes ont été déployés pour quadriller le secteur. A ce stade de l'enquête, le colonel Michel Coat, patron de la gendarmerie départementale, demeure prudent. "Il semble que toutes ces affaires n'aient pas de lien entre elles."

Phénomène pris au sérieux

Pour la gendarmerie, il s'agit néanmoins d'un phénomène nouveau. "Il concerne des jeunes le plus souvent mineurs. Ils se donnent rendez-vous dans le but non dissimulé de s'affronter, malgré la présence des forces de l'ordre." Le colonel Coat assure prendre ce problème au sérieux. "Nous essayons de cerner ce phénomène et d'identifier des auteurs."

Un groupe de travail a été spécifiquement créé au sein de la gendarmerie pour enquêter sur ces affaires. Il y a urgence. Les manifestations culturelles vont se multiplier cet été. Alors les brigades de recherches du département leur viennent également en renfort. Plusieurs personnes ont déj? été entendues par les militaires. Quatre d'entre elles ont été placées en garde-? -vue. "Les auditions vont se poursuivre", prévient le colonel Coat.

Les personnes entendues ou placées en garde-? -vue dans les locaux de la gendarmerie doivent répondre entre autres "d'atteintes volontaires à l'intégrité physique avec circonstances aggravantes, d'infractions à la législation sur les armes, de dégradations et de destructions, voire de provocations de mineurs à la commission d'infractions". Les auteurs de ce genre de délits encourent de 3 à 15 ans de prison et jusqu'à 75 000 € d'amende.

Par ailleurs, une plainte pour viol a été déposée auprès des gendarmes par une jeune fille, majeure. Selon son témoignage, les faits se seraient produits dans le secteur de Carnac. Ils n'auraient pas de lien avec la fête des bacheliers. Un jeune homme est actuellement en garde-? -vue concernant cette affaire.

E.B.



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La lettre d'info

DIXIT...

Marie-Hélène Leloup, responsable de l'éducation nationale morbihannaise
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