À Vannes, le vendredi 03 septembre 2010, 00h52.
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Social
Kelt : le conseil municipal souhaite que "le site vannetais puisse être maintenu"
Lors du conseil municipal de vendredi soir, l'avenir de l'entreprise vannetaise Kelt, menacée de délocalisation en Charente, a été abordé. Les élus ont rappelé que "seul l'intérêt des salariés" devait les "animer".

Vendredi soir, lors de la session estivale du conseil municipal de Vannes, une délégation d'une quinzaine de salariés de chez Kelt ont fait le déplacement. Ils se sont installés sur le perron de l'hôtel de ville, banderole à la main, pour interpeller les élus et faire signer leur pétition contre la délocalisation de leur usine à Marans.

Certains salariés ont ensuite suivi le conseil, attendant impatiemment la question orale formulée par Nicolas Le Quintrec, du groupe de gauche. Le chef de file de l'opposition a rappelé "son soutien et sa solidarité" aux salariés de Kelt avant de demander "plus d'informations sur ce dossier" à François Goulard, député-maire de Vannes. "Qu'avez-vous engagé pour sauver Kelt à Et que comptez-vous faire pour sauvegarder les emplois ?"

"Intérêt des salariés"

François Goulard a souligné la gravité du sujet "alors seul l'intérêt des salariés doit nous animer." Le député-maire a rappelé que Kelt se trouve face à une double difficulté, "celle d'un groupe et celle d'une entreprise. Nous ne sommes pas dans une situation de dépôt de bilan mais il s'agit d'un dirigeant qui a pris une décision interne à son groupe de fermer un site au profit d'un autre".

Une intervention des collectivités territoriales est-elle possible à "Cela dépend si le responsable change sa position et rapatrie la fabrication à Vannes", a répondu François Goulard. Est-il possible pour la municipalité de trouver une solution de reprise sérieuse à "Nous avons été contactés par un certain nombre de repreneurs, a rappelé le maire. La communauté d'agglomération a été en contact avec quatre d'entre eux."

Repreneurs pas assez solides

Mais les besoins en capitaux sont très importants pour reprendre une entreprise qui perd de l'argent. Et François Goulard, qui a été en contact avec la direction de Kelt, avoue que "pour l'instant, nous n'avons pas été contactés par des repreneurs dont la surface financière minimale permet de penser qu'il y a une alternative. Pourtant, notre souhait à tous, c'est que le site vannetais puisse être maintenu."

François Goulard a assuré que si des licenciements devaient intervenir, "nous avons commencé la mobilisation nécessaire notamment du pôle emploi. Quelques pistes d'embauches possibles ont été signalées." Les salariés sont bien décidés à se battre pour sauver leur usine. Ils devraient rencontrer leur directeur lundi dans la journée. "Pour la première fois, il va nous recevoir. Si nous n'obtenons pas satisfaction, nous poursuivrons nos actions."

E.B.



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Marie-Hélène Leloup, responsable de l'éducation nationale morbihannaise
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