Installée le long du môle des pêcheurs, la pelleteuse dédiée au curage des fonds du port trinitain a repris du service. Depuis lundi, la seconde phase des travaux de dragage a débuté respectant ainsi le calendrier fixé par le maître d’ouvrage, le syndicat mixte des ports et bases nautiques du Morbihan, et l’arrêté préfectoral publié le 28 août 2008.
Comme au premier trimestre 2009, 30 000 m3 devraient de nouveau être extraits et rejetés en mer sur le site de Saint-Jacques, au large de Saint-Gildas de Rhuys. « Les travaux devraient durer trois mois », confirme Patrick Dubois, directeur technique de la Sagemor (société chargée de la gestion des ports morbihannais).
Des voix s’élèvent contre
Pourtant, plusieurs voix s’élèvent contre la reconduction de ces travaux. Outre les associatifs, les conseillers généraux de gauche ont également fait savoir qu’ils aborderont la question lors de l’actuelle session du conseil général. Le week-end dernier, ce sont les élus de la presqu’île de Rhuys qui ont pris position en adressant un courrier au préfet dans lequel ils réclament plus de garanties et de réflexion avant de déverser au large les vases de la Trinité.
Enfin ce mardi, Christian Le Moigne, porte-parole des Verts de Vannes, écrit qu’ « au nom du principe de précaution, il est nécessaire de ne pas entamer la seconde tranche de désenvasement du port de La Trinité-sur-Mer ». Comme les élus de la presqu’île, comme les conseillers généraux de gauche, les Verts demandent au président du conseil général « d’attendre que soit publié par le préfet le schéma de référence des dragages, en cours d’élaboration » avant de poursuivre toute opération de dragage.
Le président du conseil général répond
De son côté, le président du conseil général ne semble pas considérer d’éléments contradictoires à la tenue de ces nouveaux travaux. Dans sa récente réponse à l’association Sémaphore, qui lui avait adressé un courrier le 30 novembre 2009 pour lui faire part de son opposition au chantier, Jean-François Kerguéris rappelle le cadre réglementaire dans lequel sont menés les travaux de dragage du port trinitain. « L’ensemble des préconisations préfectorales relatives aux suivis environnementaux sur la zone de dragage et la zone d’immersion sont respectées », note le président du Département soulignant que « le conseil général n’assure pas la co-maîtrise d’ouvrage de cette opération ».
M.D.
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