« A vouloir trop, on perd tout », affirme Jean-Yves Le Drian, tête de liste du PS pour les élections régionales en Bretagne, en conclusion d'un communiqué envoyé aux rédactions ce lundi soir, peu après la conférence de presse organisée par Europe écologie. A son tour d'expliquer pourquoi, selon lui, les négociations entre son parti et les écologistes ont capoté :
"Au lendemain du premier tour, prenant connaissance des résultats, nous avons fait plusieurs propositions et cherché jusqu’au bout les bases d’un accord avec les forces régionalistes et écologistes, explique le socialiste dans un communiqué. Après une journée de négociations aux niveaux local et national, force est de constater qu’? regrets, ces discussions n’ont pas permis d’aboutir.
Notre dernière proposition a été de dix candidats en position éligible soit l’équivalent d’une représentation de 12% des sièges. Et de trois élus en situation de responsabilité, soit 13,6 % de l'exécutif. Ceci portant dans la future assemblée le nombre d’élus régionalistes et écologistes à 16 contre 10 aujourd’hui, en prenant en compte les élus de Bretagne écologie (l'association écologiste alliée au PS depuis le début de la campagne, NDLR), soit 60% d’augmentation."
"L’exigence d’Europe écologie étant de 14 places éligibles soit l’équivalent d’un score de 23% des suffrages exprimés."
Si les suffrages exprimés au premier tour viennent à se confirmer dimanche prochain, les socialistes devront compter avec une opposition verte dans l'hémicycle régional.
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