À Vannes, le dimanche 01 août 2010, 07h13.
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Elections
Malgorn, Hascoët, Le Drian, trois candidats pour un président

Les trois candidats débattent sur France Bleu.

Malgorn à Hascoët à Le Drian à A 48 h du second tour des élections régionales, les candidats ont jeté leur dernière force dans la bataille. Avec un mot d'ordre commun : la mobilisation.

Qui présidera la Bretagne dimanche à A 48 h du deuxième tour des élections régionales, les trois candidats jettent leur dernières forces dans la bataille. Cette semaine, ils ont enchaîné les réunions publiques, les meetings et les sollicitations médiatiques. Débats sur France 3, TV Rennes, France Bleu... Jean-Yves Le Drian, Bernadette Malgorn et Guy Hascoët ont enchaîné les prestations.

Avec un mot d'ordre commun : mo-bi-li-ser. Dans ce domaine, les derniers sondages n'apparaissent pas bons. Publiée par le Parisien ce vendredi, une enquête de CSA estime que l'abstention progresserait à 55% des inscrits dimanche. Au premier tour, elle avait déj? atteint le chiffre de 53,5%.

Malgorn fait cap au centre
Pour les candidats, l'enjeu est de taille. En particulier pour la droite. Avec 23,73%, des suffrages, Bernadette Malgorn semble avoir été la principale victime de la démobilisation de l'électorat dimanche dernier. Dans ces conditions, la candidate de la majorité présidentielle n'a eu de cesse de marteler, cette semaine, qu'elle était "une femme libre", à la tête "d'un large rassemblement", allant bien "au-del? de l'UMP". "Je me réclame personnellement de sensibilité démocrate-chrétienne et du gaullisme social", a-t-elle répété. Avec un objectif avoué : braconner sur les terres du MoDem, de la liste du monde rural, Terres de Bretagne, mais aussi sur les plate-bandes de la frange centriste des électeurs de Troadec. C'est ici, que se trouvent ses maigres réserves de voix. Un peu au FN aussi, mais cela, Bernadette Malgorn ne le dit pas, s'en tenant à préciser qu'elle est "ouverte à toutes et à tous". Face à la fusion ratée de la gauche, la candidate de la droite n'a pas changé de stratégie, assure un membre de sa garde rapprochée. "La triangulaire a été la confirmation de ce que l'on savait déj? . On est parti du principe que c'était leurs affaires à eux. Pas les nôtres. On a donc décidé de poursuivre notre campagne." Une campagne revigorée par l'incapacité d'Hascoët et de Le Drian a trouvé un accord de second tour. "Avec la triangulaire, tout reste possible, assure Bernadette Malgorn. Le jeu est rouvert."

Hascoët fait du Bayrou

Un enthousiasme que ne partage pas Guy Hascoët. Particulièrement remonté contre les socialistes locaux cette semaine, le leader d'Europe écologie Bretagne estime que le jeu est plié. "Le Drian va gagner" assure-t-il. "La question est de savoir à quel niveau sera sa victoire." Dans ces conditions, Hascoët en appelle au "vote démocrate", en tenant un discours très "3è voie", qui ressemble un peu à celui de Bayrou, avant le premier tour de la dernière présidentielle. Cette stratégie vise à démobiliser l'électorat de Le Drian. Dans la ligne de mire d'Hascoët : les abstentionnistes, bien sûr, mais aussi les éventuels déçus de la fusion ratée, ainsi que les électeurs versatiles et les "défiants" de gauche. Dans ce registre, Hascoët se targue d'avoir reçu le soutien de Michel Troadec. Au premier tour, le sémillant maire de Carhaix a obtenu 4,71% des suffrages. En attendant dimanche, Hascoët se montre à l'aise sur les dossiers techniques. Et promet, déj? , qu'il saura se montrer digne d'un "opposant constructif" dans la future assemblée régionale.

Le Drian déroule...

Le socialiste Jean-Yves Le Drian gère son avance. Cette semaine, la fusion ratée l'a beaucoup occupé. Mais elle ne semble pas l'effrayer. Le président sortant apparaît "droit dans ses bottes". "Il ne reçoit pas ses ordres de Paris", "n'est pas un enfant de choeur" et "a la tête dure". Trois caractéristiques qui n'apparaissent pas forcément comme des défauts en Bretagne. Sur la défensive en début de semaine, un brin agacé encore mercredi face à certaines questions des journalistes, Le Drian a rapidement retrouvé ses réflexe. Lui aussi appelle au rassemblement. Une union (avec les écologistes) qu'il "avait réussi à faire dés le premier tour". L'homme déroule son programme et ses slogans : "un jeune, un toit, un emploi", une "Bretagne unie, créative et solidaire". Le loup de mer a laissé passer le grain.
KT



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