« Soyons positifs : 99,5% des matchs se déroulent sans accroc en Bretagne », entame Jean-Claude Hillion, président du football amateur breton. A l’occasion de la venue de Patrick Wincke, chargé de superviser l’observatoire des comportements pour la Fédération française de football, la ligue régionale a convoqué la presse. Une occasion en or pour saluer le bon comportement du foot local.
Il n'empêche : 0,5% des 50 000 matchs bretons ont encore dérapé cette saison : menaces, agression par arme, coup, crachat, dégradation, vols… Impossible de ressortir des données district par district pour l'heure. Selon Jean-Claude Hillion, la Ligue ne note pas de recrudescence de problèmes sur ces trois dernières années. Ces dérives sont d'ailleurs trois fois moins nombreuse qu’à l’échelon national.
Des jeunes calmes, des seniors plus enervés
Gros motif de satisfaction : les rares dérives des jeunes Bretons. En France, les 16 à 18 ans sont les plus régulièrement à l’origine de dérapages. En Bretagne, une trentaine de coups ont été recensés sur les quelque 20 000 rencontres annuelles. « Il n’y a pas de hasard. Le travail de fond grâce à la formation paie. Nos arbitres sont, par exemple, formés à gérer les conflits. Les clubs doivent s’entourer d’éducateurs diplômés. Automatiquement, les jeunes sont mieux épaulés et encadrés », souligne Philippe Georges, directeur de la Ligue de Bretagne.
Point noir du foot breton : les catégories séniors. Les joueurs majeurs cumulent 211 des 267 faits recensés dans la région. 108 coups, 55 propos injurieux, 18 menaces… A en croire la Ligue aux 155 000 licenciés, difficile de faire moins.
Des outils pour prévenir les risques
Ce mardi, représentants de la Fédération française, de la Ligue de Bretagne, de la police, du parquet, du conseil général... se sont tout de même réunis pour tenter d'endiguer un peu plus le phénomène. Patrick Wincke a proposé une série de dispositifs pour prévenir les conflits : « Un listing des trente clubs qui reviennent le plus souvent dans notre observatoire est produit. La Ligue peut ainsi entrer plus facilement en contact avec les dirigeants concernés pour cerner les problèmes. Ces données peuvent aussi nous permettent de ressortir les rencontres à risques. Un travail en partenariat avec la police, le parquet, les collectivités… peut ainsi être effectué. »
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