Reportage embarqué avec les «Saint-Bernard» du festival

Les secouristes s'affairent depuis qu'ils ont commencé la journée à 15 h 30.

Depuis quelques heures, c'est le va et vient continu devant le poste de secours.

La tente dédiée au repos des personnes affaiblies se remplit peu à peu.

Un fourgon de secours arrive, un autre repart.

Une personne victime d'un malaise a été signalée, la course s'engage sur le terrain du festival.

Un premier bilan de l'état de santé de la personne est réalisé au plus vite.

Un premier bilan de l'état de santé de la personne est réalisé au plus vite.

Un premier bilan de l'état de santé de la personne est réalisé au plus vite.

Un premier bilan de l'état de santé de la personne est réalisé au plus vite.

Les secouristes sont sollicités par les festivaliers. Parfois il s'agit de savoir où se trouve la buvette.

Un autre appel parvient à l'équipe, il faut repartir aussitôt.

Le cortège se faufile dans la foule surexcitée.

Démarches administratives, compte rendu aux médecins présents sur le site, accompagnement psychologique, rien n'est laissé au hasard.

Les arrivants commencent par se réchauffer un peu.

Une autre mission est annoncée, il faut s'organiser avant de repartir.

A nouveau, il faut traverser la foule, parfois indifférente à l'urgence de la situation.

A nouveau, il faut traverser la foule, parfois indifférente à l'urgence de la situation.

Cette fois-ci c'est une jeune fille victime d'une crise de tachycardie.

Il faut agir dans l'urgence, sans erreur, "brancarder", courir vers le poste...et repartir encore jusqu'au départ du dernier festivalier.

Ils oeuvrent dans l’ombre pour que la fête reste une fête. Le Mensuel a suivi durant deux heures les secouristes bénévoles de la Croix rouge, volontaire sur le festival de Saint-Nolff.

« Castor » est en sueur. Il reprend des forces en fumant une cigarette à côté de la tente qui sert de salle de repos aux secouristes du festival de Saint-Nolff. Castor ? C’est l’indicatif radio de Mickaël, secouriste bénévole et responsable de la délégation vannetaise de la Croix rouge.

Avec trois de ses collègues, Mickaël vient de brancarder un « beau bébé », victime d’une chute de sa hauteur, à l’autre bout du festival. Ramené au Poste médical avancé (PMA), le jeune homme est ausculté par un médecin libéral, entouré d’autres secouristes. Il récupère.

Grosse organisation

Mickaël, Marie, Guillaume et Josselin, eux, ont « reconditionné » leur matériel. Les quatre secouristes attendent la prochaine « inter » en sirotant un café.

Il est minuit sur le site d’Au coin du bois. Le PMA bruisse d’activités. 72 personnes y ont déjà été accueillies depuis le début de la soirée. Ils sont encore une quinzaine, répartis entre le centre de triage et une seconde tente de l’organisation transformée en dortoir. Une dizaine d’entre eux y reprennent des forces, sous la surveillance des secouristes. La Croix rouge en aligne 42, secondés par 7 logisticiens. Plusieurs pompiers et six médecins libéraux volontaires agissent à leur côté. Une grosse organisation, gérée par Jocelyn Boissonnet, le patron du dispositif, responsable de la Croix rouge départementale.

« Y’a un gars là-bas, il a l’air inconscient »

Ceux sont les Saint-Bernard des ivresses musicales manifestes. Des gens très sollicités. Foulures, coups de froid et « grosses cuites » constituent les principaux maux qu’ils doivent traiter, avec patience et rationalité. Huit à neuf binômes circulent sur le festival en permanence. Tenues Croix rouge et sacs de premier secours sur les épaules, ils essaient de repérer les festivaliers qui auraient besoin d’un coup de main. La plupart du temps, ces derniers leur sont signalés. « Et y’a un gars, là-bas, il a l’air inconscient. » « La nana à côté, elle à l’air mal de chez mal. » etc. Souvent, les secouristes sont aussi invités à indiquer les toilettes les plus proches, la buvette ou l’heure du prochain concert dans le chapiteau… Le tout en donnant les premiers soins, dans l’obscurité et la musique.

Mickaël, Guillaume, Josselin et Marie n’ont pas eu le temps de finir leur café. Ils viennent d’être rappelés en renfort par un binôme. Une jeune fille a fait un malaise. Il est minuit quinze et la nuit n’est pas finie…

 

Auteur : K.T. Photos : Cedric Wachthausen
  2 réactions
Responsable Croix-Rouge de l'organisation du dispositif

Un grand merci aux 50 bénévoles présents sur le site, venu pour moitié du 35, 22 et 50 !
Merci aux journalistes pour ce belle article !
Mickaël LOHIER, Vannes 20 septembre 2011, 11h22
Merci à eux

Merci à ces hommes et femmes qui oeuvrent dans l'ombre des festivals ! Sans vous, la fête ne serait pas la même, merci de sauver ceux qui ne connaissent pas leur limite ou ceux qui ne gèrent pas bien le slam !
Thibault, 20 septembre 2011, 01h33
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