Décès du basketteur : ses parents portent plainte contre X
Un basketteur briochin est décédé, samedi, lors d'un match à l'UCK Nef à Vannes. Victime d'un malaise cardiaque. Ses parents portent plainte contre X et mettent en cause le défibrillateur défaillant de la salle.

James Chambers, un basketteur de 25 ans licencié au Saint-Brieuc basket (22), est décédé samedi 14 janvier à Vannes, à la suite d'un malaise cardiaque. Il s'est écroulé en plein match du championnat de prénational de basket-ball, sur le parquet du club vannetais UCK-Nef. Après quelques minutes de jeu seulement.

Un pompier volontaire a tenté de le ranimer à l'aide du défibrillateur de la salle de sports. Mais la batterie était trop faible pour pouvoir fonctionner. Jean-Luc Le Danvic, président de la section basket de l'UCK Nef et témoin direct du drame, ne comprend pas pourquoi cet appareil n'a pas pu fonctionner.

Selon lui, il a été livré en septembre 2011. "Une pharmacienne a vérifié qu'il était en état de fonctionner pour une durée de quatre ans. Samedi, il clignotait vert et se trouvait donc en état de fonctionner. Un de nos bénévoles, un lieutenant-colonel retraité de l'armée, le vérifiait à chacun de ses passages. Le gardien aussi. Il a d'ailleurs vu allumé le voyant vert du défibrillateur le matin du drame."

Plainte contre X

La mère et le père du jeune sportif, Jim Chambers ancien basketteur emblématique du Club olympique briochin (Cob) dans les années 80, ont ce jeudi porté plainte contre X pour homicide involontaire, confirme Thierry Phelippeau, procureur de la République de Vannes.

Selon le magistrat, les parents du basketteur mettent en cause le suivi de l'appareil. "En ouvrant une enquête, nous allons chercher à savoir si ce drame aurait pu être évité." Le club ne semblait pas être obligé d'installer un défibrillateur dans sa salle. "A partir du moment où un appareil est mis à disposition du public, a-t-on l'obligation de le surveiller pour le maintenir en état de fonctionner ?"

James Chambers aurait-il pu être sauvé si le défibrillateur avait été en état de fonctionner ? Y a-t-il eu des négligences à un moment ou un autre de la part d'une personne ou même d'une organisation ? Telles sont les questions aujourd'hui soulevées par l'enquête. Jean-Luc Le Danvic estime qu'il "n'y a pas eu négligence de la part de l'UCK Nef. Et nous avons, samedi, tenté de prodiguer tous les soins à James. Nous sommes bouleversés."

Cadre juridique à définir

Les enquêteurs vont tâcher de définir les causes précises du décès du jeune homme. "Le plus urgent reste pour nous de rassembler les preuves", précise Thierry Phelippeau. Une autopsie devrait être pratiquée ce vendredi. L'appareil, lui, a été saisi. Diverses expertises devraient également être menées.

La responsabilité sera-t-elle civile ou pénale ? "Nous allons nous donner le temps de définir le cadre juridique de l'enquête, indique le procureur de Vannes. Sera-t-elle menée par le parquet ou par l'instruction ? Nous sommes encore loin du renvoi devant une juridiction. Nous ignorons pour l'heure si une information judiciaire sera ouverte." Il faudra également jongler avec l'extranéité : le père du basketteur vit aux Etats-Unis, dans le Kentucky.

Mots clés : basket, Décès, Homicide
Auteur : E.B.M.
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