Chômage partiel aux usines Michelin et Avon Polymères
Fin janvier, l'usine Michelin de Vannes a annoncé la poursuite des journées de chômage partiel début 2012. Avon Polymères, fabriquant de durites pour l'automobile, se retrouve dans une situation similaire, au grand dam des syndicats.

Ce mercredi a eu lieu la réunion de négociation annuelle d'Avon Polymères à Vannes. Parmi les sujets qui sont évoqués, on retrouve la formation et les salaires. La prime de 126 000 €perçue par huit cadres de la société en 2011 fait aussi partie du débat. André Séné, responsable syndical CGT de l'entreprise explique ses revendications : « Huit cadres ont perçu l'an passé une prime de 126 000 €. Ceci a donné lieu à un débrayage suivi à quasiment 100%. Nous allons demander à ce que les provisions de l'année 2012 soient versées, dans ce contexte difficile, de façon homogène à l'ensemble des salariés ».


Poursuite du chômage partiel à Avon Polymères

Les employés souhaiteraient également négocier une hausse des salaires, pour palier aux baisses de revenus que le chômage partiel a entraîné. « Depuis 2008 nous subissons en moyenne sept jours de chômage partiel chaque mois, détaille André Séné. Pour un opérateur qui a un salaire de 1300 € net, cela représente 140 €, soit un peu plus de 10 %. » Une partie des négociations portera sur l'amortissement de cette perte financière chez les salariés.
Bien que l'entreprise ait lancé de nouveaux produits pour étendre sa gamme au début de l'année, la baisse du marché de l'automobile se fait cruellement ressentir. Les perspectives d'amélioration pour 2012 sont faibles.
Le syndicat réfléchit aux actions à mener : « Nous allons d'abord essayer de peser à maximum sur les négociations. Avec le chômage partiel, nous ne sommes pas en position de force. Nous réfléchissons quand même à des actions que nous pourrons mener sans affecter les salaires. »


Michelin tourne aussi au ralenti

Lors d'un comité d'entreprise exceptionnel organisé vendredi 20 janvier à Vannes, la direction de Michelin a annoncé de nouvelles journées de chômage partiel pour les mois de février et de mars. Le ralentissement de l'activité poids lourds en Europe le dernier trimestre est la raison invoquée par les dirigeants pour expliquer cette diminution momentanée de l'activité de l'entreprise.
Les syndicats dénoncent une politique de « casse sociale », une flexiblisation accrue du personnel et une diminution de leurs salaires.

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