Arzon : des salariés du Miramar s’inquiètent pour leur emploi

Le Miramar Crouesty. (Archive MGM)

Ambiance lourde à l’hôtel Miramar de Port-Crouesty, à Arzon. De nombreux salariés du centre de thalassothérapie s’inquiètent. Plus d’une quarantaine d’emplois seraient menacés d’ici la fin octobre. Contactée, la direction dément tout licenciement.

Inquiétudes au Miramar Crouesty. Le luxueux établissement de thalassothérapie d’Arzon, sur la presqu’île de Rhuys, préparerait une vague de licenciements.
De sources proches du dossier, une vingtaine d’employés en contrats à durée déterminée (CDD) ne seraient pas reconduits au terme de leurs contrats. Entre vingt à trente salariés, en contrat à durée indéterminée (CDI), pourraient aussi perdre leur poste d’ici fin octobre. Soit au total, plus d’une quarantaine d’emplois menacés sur un effectif d’environ 160 salariés. « C’est un choc pour tout le monde, témoigne un employé qui a requis l’anonymat. La direction a demandé à tous les chefs de service d’établir une liste de départs volontaires. Et si cela ne suffit pas, elle désignera elle-même ceux qui devront partir. » Le Paquebot – surnom donné à l’hôtel – serait-il en train de prendre l’eau ?

Démenti de la direction

Contactée par téléphone, la direction de l’établissement dément catégoriquement. « Il est normal que les CDD ne soient pas prolongés. Nous sommes en fin de saison et il y a moins d’activité », déclare Olivier Brugère. « Pour le reste, il n’est pas question, pour l’instant, de réduction du personnel. » Le directeur du centre admet simplement qu’une « réflexion est en cours » pour réduire certains frais : « Vu la conjoncture générale, nous sommes inquiets, c’est vrai, mais comme dans toutes les entreprises qui vivent du tourisme. La tendance n’est pas favorable aux affaires, alors forcément, il y a des inquiétudes. » Pas de quoi paniquer, donc.

Pourtant, selon nos informations, cette vague de départs et de licenciements aurait bien été évoquée lors du dernier comité d’entreprise qui s’est déroulé vendredi 25 septembre. « Et ce n’était pas au conditionnel. On nous a dit clairement qu’il y aura des licenciements. On nous a même déclaré que si l’établissement ne revenait pas à l’équilibre en 2009, ce serait la fermeture », panique un employé.

Joint par téléphone, un représentant syndical du centre ne veut ni confirmer, ni infirmer ces dires : « Vous savez, les gens parlent beaucoup… Mais moi, je n’ai pas le droit de communiquer. Je ne peux rien dire. »

Victime de la crise
Le Miramar Crouesty fait partie du groupe Hoche Financement, avec les hôtels Royal Monceau et Vernet, à Paris, et l’Elysée Palace, à Nice. Il y a quelques mois, la nouvelle direction a entrepris d’importants travaux de rénovation. Elle s’est lancée dans une nouvelle politique commerciale pour élargir sa clientèle. Mais, comme beaucoup d’établissements touristiques, le centre subit le ralentissement économique.

Selon Jean-François Serazin, de l’Union des métiers de l’industrie de l’hôtellerie (UMIH), la dernière saison touristique a été « désastreuse » dans le département : « C’est un millefeuille de mauvaises circonstances : hausse des prix, baisse du pouvoir d’achat, coût de la main d’œuvre et surtout deux étés pourris. Cette année, les banquiers nous ont dit que 70% des établissements avaient fini la saison dans le rouge. Forcément, il va y avoir de la casse. »

Même alarmisme du côté du Medef-Morbihan. Philippe Guillou, secrétaire général du syndicat patronal : « A part certaines entreprises qui occupent des niches très précises, comme l’export hors Union européenne, tous les secteurs d’activité sont touchés par la crise depuis cet été. Dans la restauration, par exemple, on a constaté une baisse de 50% du chiffre d’affaires par rapport à l’année dernière… qui était déj? une mauvaise année. »

Mickaël Penverne

Mots clés : Social

Ca pue cette histoire non? Je croyais pourtant que l'établissement était en voie de redressement? ( dsl pour lien le MGM mais c'est juste pour citer: http://www.vannes.maville.com/Un-nouveau-souffle-pour-le-Miramar-Crouesty-/re/actudet/actu_dep-655001------_actu.html ).
Donc c'était foireux comme info? Intox journalistique ou de la direction? Peut-importe en fait, dans les deux cas, ce sont les salariés qui vont morfler si je comprends. C'est vrai que c'est assez naze de juste dire que c'est trop cher, même si c'est vrai.
Ce ne sont pas les salariés qui fixent les prix mais qui en vivent.
Courage à eux et que crève la charette!
gwenediste, 11 octobre 2008, 19h52

Bonjour à tous...

En premier lieu, les prix ont déjà été revus à la baisse au Miramar il y a plusieurs mois. Cela ne suffit pas au regard des investissements amorcés et surtout pour contre-carrer les effets de la crise qui touche ce secteur depuis plusieurs mois. Et si le Miramar baissait encore ses prix de 20 ou même 50â?¬ par chambre, vous-y rendriez vous? Non!!! Encore trop cher.
La clientèle principale de l'établissement n'est certes pas l'employé lambda. Ils ciblent effectivement plus une clientèle de très fortunés et de très aisés: les stars en tous genres, les émirs du golfe persique, les rentiers richissimes et actionnaires à l'aise, mais aussi parfois de simples salariés qui auront eu envie de se faire plaisir. Mais compte tenu des circonstances actuelles, il faut croire que tout le monde trinque. Quand le salarié de base renonce à ses petits extras comme le ciné, le plus gros lui renonce à la thalasso. Quand le fric déboulait, issu des revenus de la bourse, ça allait... Mais la donne a changé!!!

Ensuite, qu'appelons-nous prix prohibitifs? Ceux que le commun des mortels ne peut se permettre de débourser comme vous et moi? Alors oui!!! Ce sont des prix hors de mesure à la limite de l'indécence quand on voit que des gens crèvent de faim... Maintenant, essayez de toper une chambre d'hôtel sur Nice ou Cannes en front de mer à moins de 200â?¬!!!! On est certes pas sur la Côte d'Azur mais cet hôtel reste un 4 étoiles avec tout ce que cela implique en terme de coûts de fonctionnement et en charges de personnel. Maintenant, les 39â?¬ du Formule 1 sont tout autant prohibitifs pour certaines personnes qui voudraient bien faire partie de la classe moyenne et sortir de la misère. Comme quoi, tout est relatif au final.

Maintenant, des gens en vivent de ces prix prohibitifs: des smicards, des saisonniers, des précaires, des CDI, des CDD, des sous-traitants... des gens comme tout le monde!

Vos commentaires partent sans doute d'un très bon sentiment, c'est indéniable, mais l'heure n'est plus à savoir si c'est trop cher ou inadapté aux classes moyennes!
Les classes les plus modestes sont écartées depuis toujours avec mépris de ce genre d'établissements. Mais ces établissements de luxe font vivre beaucoup de "petites gens": des cuistots, des femmes de chambre, des hôtesses d'accueil, des comptables, de simples salariés logés à la même enseigne que tout le monde... Alors aujourd'hui Le Miramar, demain Quiberon et dans quelques temps Carnac peut-être?
Et les sous-traitants qui vont avec ainsi que les professionnels qui en vivent directement ou indirectement: blanchisseries, bars, restaurants, loueurs de bateaux, femmes de ménage, voituriers, taxis, hôteliers et même ceux qui auraient investi (spéculé?) dans la pierre sur la côte en vue de louer aux personnes désireuses de se faire une petite thalasso sans avoir les moyens de se payer une chambre d'hôtel à plus de 150â?¬ la nuit.

Ca risque de faire très mal quand ce genre d'industrie se cassera la figure dans le coin. Mais il faut croire que l'expérience de l'agro dans notre région (Doux pour ne citer que ce triste exemple) n'aura pas suffi! Le tourisme en Morbihan permet à des milliers de salariés modestes de vivre. On a guère que cela avec l'industrie nautique et agro-alimentaire et il est bien dommage de constater que cela part en vrille...

On crie au scandale à propos des prix mais savez-vous qu'il faut payer pour chaque chambre la femme de ménage, le service des petits déjeuners, la blanchisserie, la réceptionniste, le voiturier et la minette qui fait ses soins aux algues... N'avez-vous jamais rêvé un jour de vous offrir et vous faire plaisir dans un bel hôtel en amoureux plutôt que le Première Classe sinistre de la ZAC d'à côté? Et bien il faut du personnel pour apporter le petit déj' au plumard le dimanche matin... Des gens en vivent et eux non plus ne pourront jamais honorer de tels prix!!!

Depuis des décennies, tout le coin adore faire sa petite ballade dominicale aux abords de la thalasso en rêvant un jour de pouvoir y aller. Et bien dans quelques temps, plus de thalasso ça se trouve! Et après, plus de bateaux (trop cher, le bourse se casse la gueule, allez faire un tour du côté de la trinité sur Mer, on vous en parlera)? Un port de plaisance vidé? Plus de restos, plus de bars et envolés les délires spéculatifs des investisseurs immobiliers qui ont voulu se faire du fric sur le dos du touriste? Tout le monde dans le même sac... Je n'aimerais pas trop voir un endroit comme le Crouesty sombrer, parce que déjà , il fait partie intégrante de notre patrimoine touristique... et parce que j'attends personnellement avec angoisse la liste macabre de ceux qui vont devoir monter dans la "charrette".

Mais ça ne sera que "dommage" pour les salariés n'est ce pas?
Peur de la charette, 5 octobre 2008, 09h27

Je rejoins pénélope les prix sont prohibitifs,les services ne sont plus accessibles aux classes moyennes.
Peut être en baissant les prix le nombre de clients augmenterait et ferait augmenter les emplois
quiberon, 4 octobre 2008, 12h07

Dommage pour les salariés, mais tout est très cher là bas et les touristes ont de moins en moins d'argent ! une politique de prix plus raisonnable aurait dû être faite !
pénélope, 3 octobre 2008, 21h59
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